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Propriétaires : l’astuce méconnue pour faire expulser un squatteur (remboursée !)

Lucie B.

Ecrit le :

Face à un squatteur, beaucoup de propriétaires se sentent impuissants. Pourtant, peu savent qu’il existe une astuce légale, souvent prise en charge par l’assurance habitation, pour faire expulser un squatteur rapidement… et sans y laisser toutes ses économies.

Les squats : un problème plus courant qu’on ne pense

Il suffit de s’absenter quelques semaines pour que le cauchemar commence. Résidence secondaire, logement en location, ou appartement vide : aucun bien n’est totalement à l’abri d’un squat.

D’après les données de la CNL du Nord (CNL59), en 2024, près de 52 000 personnes ont consulté des professionnels (notaires, forces de l’ordre, assurances) en lien avec un squat ou un loyer impayé. C’est dire l’ampleur du phénomène.

Pourtant, seules 432 expulsions de squatteurs avérées ont été enregistrées entre septembre 2023 et mai 2024. C’est trois fois plus qu’en 2022, mais le chiffre reste très inférieur à la réalité du terrain.

Expulser un squatteur : un véritable parcours du combattant

Avant d’obtenir une expulsion, les démarches sont souvent longues, coûteuses et usantes. Et le propriétaire ne peut pas agir seul.

  • Première étape : signaler la présence du squatteur à la police et déposer plainte immédiatement.
  • Deuxième étape : prévenir l’assurance habitation et vérifier les garanties incluses dans votre contrat.
  • Troisième étape : lancer une procédure d’expulsion ou une évacuation administrative, parfois plus rapide mais aussi très encadrée juridiquement.
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Une mauvaise nouvelle ? Si vous passez devant un juge, la procédure peut durer plusieurs mois. Et tout cela engendre des frais d’huissier, de justice, d’avocat… qui s’accumulent vite.

L’astuce méconnue : faire jouer son assurance habitation

C’est là qu’intervient l’astuce : certaines assurances habitation incluent ou proposent en option une prise en charge des frais liés à une expulsion.

Le point important ? Cette garantie n’est souvent pas incluse dans les formules basiques. Il faut donc :

  • demander à votre assureur si vous êtes couverts contre les squats ou les impayés de loyers ;
  • vérifier si les frais de procédure (huissier, avocat, voire relogement temporaire) sont bien remboursés selon votre contrat ;
  • envisager de payer un petit supplément mensuel pour bénéficier d’une telle garantie, qui peut vous faire économiser gros en cas de litige.

Des sites comme Qivio le rappellent : cette option d’assurance est encore peu connue, mais précieuse. Elle peut être la clé pour régler une situation tendue sans vider votre compte épargne.

Prévenir les squats : quelques gestes simples mais efficaces

En parallèle, quelques précautions peuvent limiter le risque d’occupation illégale de votre bien :

  • Vérifiez toujours l’authenticité des documents lors d’une vente ou d’un bail, en les faisant confirmer par un professionnel.
  • Investissez dans un système d’alarme avec télésurveillance si possible.
  • Renforcez l’entrée avec une porte blindée et une serrure multipoints.

Ce sont de petites dépenses qui, face au coût d’une expulsion complète, peuvent s’avérer très rentables.

En résumé : une solution simple peut tout changer

Si vous êtes ou devenez propriétaire, retenez bien ceci : faire face à un squatteur n’est pas une fatalité. Avec une police d’assurance adaptée, les frais sont souvent remboursés, et les démarches allégées.

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Cela ne remplace pas la vigilance, bien sûr. Mais lorsque le pire arrive, savoir que vous êtes couvert peut tout changer. Mieux vaut prévenir… en lisant les petites lignes de son contrat d’assurance.

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